Delphine Batho répondait aux questions de Madjid Khiat et Benjamin Fontaine. Extraits :
Meurtre de Lyhanna
« Ce crime est une abomination. J’ai écouté toutes les réactions politiques et je suis profondément gênée. Beaucoup font comme si on découvrait que dans notre pays, des enfants sont victimes de viols, les parents portent plainte, il y a des éléments qui semblent confirmer les faits et il ne se passe rien. Ce n’est malheureusement pas un dysfonctionnement face auquel il faudrait trouver un lampiste pour vite passer à autre chose. Ma demande est très simple : il y a 70 000 plaintes de mineurs pour des faits de violence. Je demande que toutes ces plaintes soient réexaminées et traitées immédiatement. »
Pourquoi une candidature à la présidentielle ?
« C’est une candidature pour sauver l’écologie. On ne peut pas être dans une situation où notre pays a subi fin mai une vague de chaleur inédite, historique, qui n’est malheureusement que la bande-annonce du changement climatique, une situation où l’eau potable est polluée, où le nombre de cancers frappant des personnes jeunes augmente de 80%, en lien notamment avec des pollutions chimiques et les pesticides, une situation où nos paysages sont détruits, où il y a moins d’insectes, moins de papillons, moins d’oiseaux, et où dans la démocratie française, lors de l’échéance majeure qu’est l’élection présidentielle, ces idées, cette voix de l’écologie ne seraient pas présentées et les citoyennes, les citoyens qui veulent défendre ces causes n’auraient pas de bulletin de vote pour le faire valoir. »
« Ce qui me différencie, c’est l’indépendance vis-à-vis de tous les appareils politiques existants ».
Le meeting de Jean-Luc Mélenchon ?
« C’est la tournée d’adieu d’un éternel perdant de l’élection présidentielle. Il n’y a rien de beau chez Jean-Luc Mélenchon. Ni son antisémitisme, ni sa brutalisation du débat public, ni dans le soutien aux dictatures. »
La primaire de la gauche ?
« Il y a une chose que je n’accepte pas, c’est le fait de dire que cette élection serait une élection où, dès le premier tour, on devrait se boucher le nez, se bander les yeux, porter des gants pour prendre un bulletin de vote qui ne correspond pas aux idées auxquelles on est attaché. Les citoyennes et les citoyens de France ont le droit à autre chose qu’une confiscation démocratique. Et les idées, les causes de l’écologie doivent être défendues en 2027. »
Le replay :