Les communes en première ligne face au réchauffement climatique

Dans les villages comme dans les métropoles, les canicules et les vagues de chaleurs nous impactent toutes et tous. Les élus et élues de Génération Écologie sont en première ligne pour répondre à leurs administrés. Nous avons recueilli les témoignages de trois élus locaux.

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Cécile Faure
adjointe au maire de Pau chargée de l’action écologique et du numérique

« Nous sommes arrivés dans une municipalité dans laquelle la culture de l’urgence climatique était absente. Il y a donc tout à construire à ce niveau.  En termes de dispositifs d’urgence, notamment en période scolaire : comment mettre les enfants à l’abri, comment rafraîchir les salles de classe, et instaurer des nouvelles habitudes… Par exemple des couvertures isolantes vont être installées sur les vitres des salles de classe pour garder la fraîcheur, les classes sont aérées à partir de 6h mais j’aimerais que l’on puisse aérer toute la nuit et ce n’est pas encore le cas, ça demande un changement d’habitude de travail des agents. On a également l’intention d’installer des brasseurs d’air au plafond des salles de classes car cela a prouvé son efficacité pour rafraîchir les élèves.

On a l’impression qu’à chaque nouvelle vague de chaleur le gouvernement redécouvre le problème. Chaque commune est laissée seule face au problème, face à des écoles mal isolées, avec des budgets très différents d’une commune à l’autre qui ne permettent pas de prendre le problème à bras le corps. À quand un plan national de rénovation thermique des écoles pour assurer l’enseignement de nos enfants de septembre à juin ? »

Jean-François Renoux
maire d’Azay-le-Brûlé et vice-président à la communauté de communes du Haut Val de Sèvre en charge de l’adaptation au changement climatique

« Au niveau de la communauté de communes du Haut Val de Sèvre, le programme de ce mandat est de travailler sur la question des îlots de chaleur au sein des écoles et de les inciter à aller vers des écoles aux cours Oasis, comme à Saint-Maixent-l’École, qui sont de véritables îlots de fraicheurs. Dans ma commune nous allons agrandir la cour de l’école qui donne sur un verger, pour que les enfants aient accès à cet espace ombragé. Certains enseignants font la classe dehors dans un bois proche de l’école où les températures restent supportables même en cas de fortes chaleurs. On a de la chance d’être dans une commune rurale qui a encore un centre ville végétalisé.  

Avec le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement de Gâtine Poitevine, on travaille sur tout ce qui peut être des îlots de chaleur, et notamment on travaille à la replantation des haies. »

Karine Savina
adjointe à la maire de Dijon chargée de l’adaptation de la ville au changement climatique, de la végétalisation et de la biodiversité

« En lien avec ma délégation, et face aux pics de chaleurs, nous mobilisons les habitants autour du projet “Dijon Demain 2026” pour imaginer une ville plus durable et la décliner dans le plan climat et biodiversité. 

Ces actions vont permettre d’aborder les enjeux climatiques avec les Dijonnaises et les Dijonnais, et notamment les pics de chaleur avec des ateliers, des conférences et des débats.

La vague de chaleur actuelle n’a pas touché Dijon, mais nous nous préparons. « Dijon Demain 2026″, qui se tiendra les 5, 6 et 7 juin, sera l’occasion notamment d’une présentation des lieux de refuges climatiques dans la ville. »