Le rapport annuel 2026 du Haut conseil pour le climat doit conduire à un électrochoc pour le gouvernement et l’ensemble des responsables politiques qui sous-estiment la gravité des conséquences du réchauffement climatique depuis des années.
C’est tout de suite qu’il faut agir face à la désolation que nous voyons partout autour de nous dans les territoires : aux morts de la canicule s’ajoutent la nature en train de mourir, les conséquences sur l’agriculture, l’eau, les paysages, les rivières, les montagnes, les mers. Nos forêts, nos bois, nos haies, nos champs desséchés sont attaqués par les feux que combattent avec courage nos pompiers. Le rapport du Haut conseil souligne que le climat qui a forgé l’identité de notre pays n’existe plus et qu’il faut désormais prendre en compte des scénarios d’éventualités à haut risque concernant l’évolution du changement climatique à venir.
Appliquer les recommandations du Haut conseil est devenu une urgence de sécurité nationale.
L’action pour l’adaptation et l’atténuation du changement climatique doit changer d’échelle et de vitesse. Les besoins de court terme ne peuvent pas être renvoyés aux prochaines échéances démocratiques de 2027.
C’est pourquoi, sur la base du rapport du Haut conseil, le gouvernement devrait réunir l’ensemble des formations politiques représentées au Parlement pour travailler sur un plan d’urgence immédiat pour la résilience de la France face au changement climatique.
Delphine Batho