L’écologie est trop jeune pour mourir

Au lendemain des élections municipales marquées par les défaites écologistes dans de nombreuses villes, Delphine Batho appelle à ce que l'écologie politique retrouve sa crédibilité et sa volonté de gagner.

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Après la présidentielle et les européennes, le déclin du vote écologiste s’accélère avec les défaites dans de nombreuses villes aux élections municipales.

Génération Écologie salue l’action des municipalités écologistes au cours des six dernières années. Ce n’est pas le bilan des candidats qui a été rejeté, mais la perte de crédibilité de la direction des Écologistes-EELV enfermée dans les logiques d’appareil.

L’identité de l’écologie politique se dissout peu à peu alors qu’elle devrait être un recours et un espoir. L’écologie est trop jeune pour mourir ! À cet égard, l’appel de la direction des Verts aux alliances avec LFI a été une faute majeure précipitant les défaites dans de nombreuses villes.

Alors qu’un tiers de l’électorat ne trouve pas d’offre politique répondant à ses aspirations, que l’abstention bat des records, Génération Écologie appelle celles et ceux qui refusent l’abandon de l’écologie politique à défendre l’indépendance nécessaire face aux appareils vieillissants, à refuser l’effacement à la présidentielle de 2027 et à œuvrer pour une nouvelle orientation.

L’écologie doit être plus républicaine, plus concrète et efficace. Elle doit s’ouvrir aux citoyennes et citoyens qui comme nous pensent qu’il est temps que l’écologie retrouve sa crédibilité et sa volonté de gagner.

Delphine Batho, coordinatrice nationale